Refus de titre de séjour : les 2 mois qui comptent
Un refus de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour peut être contesté dans les 2 mois de sa notification devant le tribunal administratif (article R. 421-1 du Code de justice administrative). Le silence gardé par le préfet pendant 4 mois vaut rejet implicite (article R. 432-2 du CESEDA) : le même délai de 2 mois court alors à compter de l'expiration de ces 4 mois.
Un recours gracieux devant le préfet ou hiérarchique devant le ministre, formé dans ce délai, l'interrompt : un nouveau délai de 2 mois court à compter de la réponse, ou du silence gardé 2 mois par l'administration. Le refus est très souvent assorti d'une obligation de quitter le territoire : les deux décisions se contestent alors ensemble, dans le délai le plus court, celui de l'OQTF.
Depuis la circulaire du 23 janvier 2025, qui abroge la circulaire dite Valls de 2012, l'admission exceptionnelle au séjour suppose en principe 7 ans de présence en France et une intégration démontrée. La loi du 26 janvier 2024 a par ailleurs créé une carte de séjour pour les travailleurs dans les métiers en tension, ouverte sous conditions d'ancienneté de séjour et d'emploi (article L. 435-4 du CESEDA).



