Le Code de la justice pénale des mineurs
Depuis le 30 septembre 2021, le Code de la justice pénale des mineurs (CJPM) remplace l'ordonnance du 2 février 1945. Il repose sur trois principes : la primauté de l'éducatif sur le répressif, l'atténuation de la responsabilité selon l'âge et la spécialisation des juridictions. Un mineur de moins de 13 ans est présumé ne pas être capable de discernement ; à partir de 13 ans, il est présumé l'être, ces présomptions pouvant être renversées (article L. 11-1).
L'excuse de minorité réduit de moitié les peines encourues : la réclusion criminelle à perpétuité devient 20 ans au plus. Pour les mineurs de 16 à 18 ans, la juridiction peut l'écarter par une décision spécialement motivée, le maximum passant alors à 30 ans. Le juge des enfants juge seul, en audience de cabinet, les délits les moins graves ; le tribunal pour enfants juge les autres délits et les crimes commis avant 16 ans ; la cour d'assises des mineurs juge les crimes commis entre 16 et 18 ans.
La loi n° 2025-568 du 23 juin 2025 voulait durcir ce cadre. Le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-886 DC du 19 juin 2025) a censuré l'inversion de l'excuse de minorité, la comparution immédiate des mineurs de 16 ans et l'extension de l'audience unique, au nom du principe constitutionnel d'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs. Reste notamment applicable l'aggravation de la responsabilité pénale des parents qui se soustraient à leurs obligations légales (article 227-17 du Code pénal).



