Avocat en droit des mineurs en France

Votre enfant est convoqué devant le juge des enfants, placé en garde à vue ou victime d'une infraction, ou vous êtes convoqués en assistance éducative : Maître Noëlla Boudali défend les mineurs et accompagne leurs parents devant le tribunal pour enfants compétent et les juridictions partout en France.

Droit pénal des mineurs : votre enfant est mis en cause

Assistance en retenue (10 à 13 ans) et en garde à vue (à partir de 13 ans), 24h/24

Défense devant le juge des enfants et le tribunal pour enfants compétents, partout en France

Audience de culpabilité, mise à l'épreuve éducative, audience de sanction

Contestation d'une détention provisoire ou d'un contrôle judiciaire

Mesures éducatives, travail d'intérêt général, aménagement des peines

Cour d'assises des mineurs pour les crimes commis entre 16 et 18 ans

Salle d'audience du tribunal pour enfants avec une chaise face au juge

Assistance éducative : vous êtes parents

Convocation devant le juge des enfants après un signalement ou une information préoccupante

Consultation du dossier au greffe et préparation de l'audience

Contestation ou aménagement d'une mesure d'AEMO ou d'un placement

Ordonnance de placement provisoire prise en urgence par le procureur

Droits de visite et d'hébergement pendant le placement

Demande de mainlevée, renouvellement, appel dans les 15 jours

Cartable d'écolier posé sur une chaise dans le bureau de l'avocate

Domaines d'intervention

Retenue et garde à vue du mineur

Juge des enfants et tribunal pour enfants

Cour d'assises des mineurs

Mineur victime : plainte et constitution de partie civile

Administrateur ad hoc et audition filmée

Harcèlement scolaire, violences, stupéfiants, vols

Action éducative en milieu ouvert (AEMO)

Placement à l'aide sociale à l'enfance ou chez un tiers

Mesure judiciaire d'investigation éducative (MJIE)

Droits de visite et d'hébergement

Appel devant la chambre des mineurs de la cour d'appel

Articulation avec le juge aux affaires familiales

CABINET NOËLLA BOUDALI — DROIT DES MINEURS DANS TOUTE LA FRANCE

Une avocate qui parle aux parents et aux adolescents

Devant le juge des enfants, la manière de se présenter compte autant que le dossier : un mineur qui comprend ce qu'on lui reproche, des parents qui montrent qu'ils encadrent, un projet concret (scolarité, formation, soins) pèsent sur la décision. Maître Boudali prépare l'audience avec l'enfant et sa famille, en expliquant chaque étape avec des mots simples. En assistance éducative, elle aide les parents à répondre au rapport des services sociaux, à proposer des solutions alternatives au placement et à faire respecter leurs droits : information, consultation du dossier, droits de visite et d'hébergement, réexamen de la mesure. En matière pénale, elle veille à la primauté de l'éducatif inscrite dans le Code de la justice pénale des mineurs et conteste toute mesure disproportionnée, de la garde à vue à la détention provisoire.

Prendre rendez-vous

Consultation juridique en droit des mineurs

COMPRENDRE LA JUSTICE DES MINEURS

Juge des enfants, tribunal pour enfants, assistance éducative : ce que dit la loi

La justice des mineurs poursuit deux objectifs distincts : juger les infractions commises par des mineurs, avec des règles adaptées à leur âge, et protéger les enfants en danger dans leur famille. En 2024, 45 229 mineurs ont été poursuivis devant une juridiction pour mineurs (Chiffres clés de la Justice, édition 2025) et, au 31 décembre 2023, 384 900 mineurs et jeunes majeurs bénéficiaient d'une mesure d'aide sociale à l'enfance (DREES). Maître Boudali intervient devant les tribunaux pour enfants de toute la France, notamment celui de Bobigny, à quelques minutes à pied du cabinet et le plus grand de France.

Le Code de la justice pénale des mineurs

Depuis le 30 septembre 2021, le Code de la justice pénale des mineurs (CJPM) remplace l'ordonnance du 2 février 1945. Il repose sur trois principes : la primauté de l'éducatif sur le répressif, l'atténuation de la responsabilité selon l'âge et la spécialisation des juridictions. Un mineur de moins de 13 ans est présumé ne pas être capable de discernement ; à partir de 13 ans, il est présumé l'être, ces présomptions pouvant être renversées (article L. 11-1).

L'excuse de minorité réduit de moitié les peines encourues : la réclusion criminelle à perpétuité devient 20 ans au plus. Pour les mineurs de 16 à 18 ans, la juridiction peut l'écarter par une décision spécialement motivée, le maximum passant alors à 30 ans. Le juge des enfants juge seul, en audience de cabinet, les délits les moins graves ; le tribunal pour enfants juge les autres délits et les crimes commis avant 16 ans ; la cour d'assises des mineurs juge les crimes commis entre 16 et 18 ans.

La loi n° 2025-568 du 23 juin 2025 voulait durcir ce cadre. Le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-886 DC du 19 juin 2025) a censuré l'inversion de l'excuse de minorité, la comparution immédiate des mineurs de 16 ans et l'extension de l'audience unique, au nom du principe constitutionnel d'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs. Reste notamment applicable l'aggravation de la responsabilité pénale des parents qui se soustraient à leurs obligations légales (article 227-17 du Code pénal).

Retenue et garde à vue : ce qui change selon l'âge

Un mineur ne peut être retenu par la police que dans des conditions strictes qui dépendent de son âge (articles L. 413-1 et suivants du CJPM). Quel que soit son âge, l'assistance d'un avocat est obligatoire, un examen médical doit être réalisé, les parents sont informés et les auditions sont enregistrées.

Notez l'heure exacte du début de la mesure : c'est elle qui fait courir les durées ci-dessous, et un dépassement peut entraîner la nullité de la procédure.

Retenue et garde à vue d'un mineur selon son âge (source : service-public.fr, vérifié le 11 septembre 2025)
ÂgeMesure possibleDuréeConditions
Moins de 10 ansAucune retenue ni garde à vueAudition libre uniquementSans privation de liberté
10 à 12 ansRetenue12 heures, prolongeable une fois de 12 heuresInfraction punie d'au moins 5 ans d'emprisonnement, sous le contrôle d'un magistrat
13 à 15 ansGarde à vue24 heures, prolongeable une fois de 24 heuresProlongation seulement si l'infraction est punie d'au moins 5 ans d'emprisonnement
16 à 17 ansGarde à vue24 heures, prolongeable une fois de 24 heuresProlongation si l'infraction est punie d'au moins 1 an d'emprisonnement ; régimes dérogatoires jusqu'à 96 heures

Ce que le juge peut décider

Le CJPM organise le procès en deux temps (procédure de césure) : une audience d'examen de la culpabilité, puis une période de mise à l'épreuve éducative de 6 à 9 mois, et enfin une audience de prononcé de la sanction qui tient compte de l'évolution du mineur. Dans certains cas, le tribunal statue en audience unique.

Les réponses vont de l'avertissement judiciaire à la mesure éducative judiciaire, composée de modules d'insertion, de réparation, de santé ou de placement, d'une durée maximale de 5 ans et jusqu'aux 21 ans du jeune. Les peines, réservées aux mineurs de 13 ans et plus, comprennent l'amende (7 500 € au plus), le stage, le travail d'intérêt général à partir de 16 ans, la détention à domicile sous surveillance électronique et, en dernier recours, l'emprisonnement.

Le mineur victime a lui aussi des droits : ses parents se constituent partie civile en son nom, ou un administrateur ad hoc est désigné lorsque leurs intérêts divergent (article 706-50 du Code de procédure pénale) ; son audition est filmée (article 706-52) ; la prescription des crimes sexuels commis sur mineurs est de 30 ans à compter de sa majorité (article 7).

Assistance éducative : la protection de l'enfant en danger

Le juge des enfants peut ordonner des mesures d'assistance éducative si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement sont gravement compromises (article 375 du Code civil). Il peut être saisi par les parents, l'enfant lui-même, le service qui l'accueille ou le procureur de la République, souvent après une information préoccupante traitée par le département.

Les mesures vont de l'action éducative en milieu ouvert (AEMO), qui maintient l'enfant chez ses parents avec le soutien d'un service, au placement chez l'autre parent, un tiers digne de confiance ou l'aide sociale à l'enfance (article 375-3). Chaque mesure est limitée à 2 ans, renouvelable par décision motivée. En urgence, le procureur peut ordonner un placement provisoire, le juge devant être saisi dans les 8 jours (article 375-5). Pendant le placement, les parents conservent l'autorité parentale et un droit de visite et d'hébergement fixé par le juge (article 375-7).

Les parents peuvent consulter le dossier au greffe (article 1187 du Code de procédure civile), se faire assister d'un avocat et faire appel dans les 15 jours (article 1191). À compter du 6 janvier 2027, la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026 impose qu'un avocat, désigné par le bâtonnier et pris en charge par l'aide juridictionnelle, assiste chaque enfant concerné par une mesure d'assistance éducative, sans condition de discernement. Au 31 décembre 2023, 82 % des mesures de protection de l'enfance en cours résultaient d'une décision judiciaire (ONPE, 2025).

PRENDRE RENDEZ-VOUS

Vous avez besoin d'une consultation juridique ?

Rendez-vous au cabinet - 1h

200€

Profitez d'une consultation confidentielle approfondie avec Maître Boudali dans son cabinet. Venez avec la convocation, l'ordonnance ou le procès-verbal reçu : Maître Boudali explique la procédure au mineur et à ses parents et fixe avec vous la stratégie à suivre. Elle pourra répondre à l'ensemble de vos questions, vous donner des options claires et vous permettre d'avancer sereinement.

Je prends rendez-vous

Consultation téléphonique - 30 min

50€

Bénéficiez d'un premier contact direct et personnalisé avec Maître Boudali par téléphone. En toute confidentialité, exposez votre situation et vos interrogations à un avocat à l'écoute et avec l'expertise dont vous avez besoin. Un rendez-vous téléphonique simple, rapide et efficace pour comprendre vos droits, vos options et avancer.

Je réserve un appel

QUESTIONS FRÉQUENTES

Vos questions en droit des mineurs

Mon enfant est en garde à vue, que faire ?

Demandez immédiatement qu'un avocat l'assiste : pour un mineur, l'assistance d'un avocat est obligatoire dès le début de la mesure, tout comme l'examen médical et l'information des parents. Maître Boudali intervient 24h/24 dans les commissariats partout en France, en se déplaçant ou en lien avec des confrères correspondants selon l'urgence et la distance. Conservez l'avis reçu et notez l'heure de début de la mesure : les durées maximales se calculent à partir de là.

À partir de quel âge un mineur peut-il être condamné ?

Avant 13 ans, un enfant est présumé incapable de discernement et ne peut pas être condamné à une peine ; seules des mesures éducatives sont possibles si son discernement est démontré. À partir de 13 ans, le mineur peut être déclaré coupable et sanctionné, mais les peines encourues sont réduites de moitié par rapport à celles des majeurs (Code de la justice pénale des mineurs, article L. 11-1 et suivants).

Un mineur peut-il aller en prison ?

Oui, à partir de 13 ans, mais uniquement en dernier recours et pour les faits les plus graves. La peine encourue est toujours divisée par deux et le juge doit privilégier une mesure éducative judiciaire chaque fois qu'elle est possible. La détention provisoire d'un mineur, avant tout jugement, est elle aussi strictement limitée par le Code de la justice pénale des mineurs : l'avocat la conteste et propose des alternatives (contrôle judiciaire, placement éducatif).

Comment se déroule une audience devant le juge des enfants ?

En matière pénale, la procédure se déroule le plus souvent en deux temps : une audience d'examen de la culpabilité, puis une période de mise à l'épreuve éducative de 6 à 9 mois, et enfin une audience de prononcé de la sanction. Les audiences ne sont pas publiques, le mineur est assisté d'un avocat et ses parents sont convoqués. Devant le tribunal pour enfants compétent, partout en France — notamment celui de Bobigny, le plus grand de France — Maître Boudali prépare le mineur et sa famille à chaque étape.

Je suis convoqué en assistance éducative, puis-je consulter le dossier ?

Oui. Les parents, comme l'enfant capable de discernement, peuvent consulter le dossier au greffe du juge des enfants jusqu'à la veille de l'audience, et votre avocat peut en obtenir une copie (article 1187 du Code de procédure civile). Cette lecture est essentielle : le rapport des services sociaux ou de l'école fonde la décision du juge, et vous devez pouvoir y répondre point par point.

Peut-on faire appel d'un placement ordonné par le juge des enfants ?

Oui. Les parents peuvent faire appel de toute décision du juge des enfants dans les 15 jours de sa notification, devant la chambre des mineurs de la cour d'appel compétente (article 1191 du Code de procédure civile), par exemple la cour d'appel de Paris pour le tribunal de Bobigny. L'appel ne suspend pas la mesure. Vous pouvez aussi, à tout moment, saisir le juge d'une demande de modification ou de mainlevée si la situation a évolué.

Mon enfant aura-t-il son propre avocat en assistance éducative ?

À compter du 6 janvier 2027, oui, systématiquement : la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026 prévoit que tout mineur concerné par une mesure d'assistance éducative est assisté d'un avocat, sans condition de discernement, désigné par le bâtonnier et pris en charge par l'aide juridictionnelle. L'avocat de l'enfant défend les intérêts de l'enfant, qui peuvent différer de ceux des parents : c'est pourquoi les parents ont intérêt à être assistés par leur propre avocat, rôle que tient Maître Boudali.

Combien coûte un avocat pour un mineur ?

La consultation au cabinet est de 200 € (1 heure) et la consultation téléphonique de 50 € (30 minutes). Les honoraires de défense ou d'assistance sont ensuite fixés par une convention écrite. Le cabinet accepte l'aide juridictionnelle, accordée sous conditions de ressources, tant pour le mineur poursuivi que pour ses parents convoqués en assistance éducative. Voir le détail des honoraires

AUTRES DOMAINES D'EXPERTISE

Également : droit pénal, droit de la famille, droit des étrangers

Le cabinet intervient aussi en droit pénal (garde à vue, comparution immédiate), en droit de la famille (divorce, autorité parentale, violences conjugales) et en droit des étrangers (titre de séjour, OQTF, regroupement familial).

20 bis Promenade Jean Rostand
93000 Bobigny

Ouvrir dans Google Maps

Informations de contact

Adresse

20 bis Promenade Jean Rostand
93000 Bobigny

Transports

Métro - Ligne 5 - Bobigny Pablo Picasso
Tramway - T1 - Jean Rostand

Horaires

Du lundi au dimanche : 9h à 20h

Numéro d'urgence

06 82 92 32 06 - 24/7